Quelques alternatives aux protections hygiéniques jetables

13 fois par an et 520 fois dans sa vie, une femme a besoin d’une protection hygiènique. A l’échelle mondiale, cela représente une consommation de 1447 protections hygiéniques chaque seconde, soit 45 milliards par an.*

Oui, vous avez bien lu. Considérons maintenant qu’il faut environ 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader. Ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace. Selon la marque Natracare, chaque année, en Grande-Bretagne seulement, nous aurions besoin de creuser un trou de 230 m de largeur sur 230 mètres de profondeur pour enterrer les serviettes hygiéniques et tampons usés jetés par les femmes.En sachant cela, quelle femme peut encore décider d’ignorer cet impact écologique ? Il devient urgent que chacune accepte ces chiffres et cherchent à améliorer sa consommation de protections hygiéniques.

De plus, nous avons appris la vérité sur la composition de ces protections hygiéniques périodiques jetables. Pour les rendre plus absorbantes, des cristaux de polyacrylate de sodium (présents aussi dans les couches pour bébés), sont utilisés sous forme d’un polymère absorbant qui devient gel une fois humide et peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau. Les tampons quant à eux, sont composés d’un mélange de coton (cultivé à grand renfort de pesticides toxiques) et de viscose, une matière artificielle très absorbante, obtenue à partir de la pâte de cellulose des arbres.
Dans la liste des ingrédients toxiques contenus dans ces protections hygiéniques jetables, on retrouve de l’aluminium, de l’alcool , des additifs de parfum ou encore des hydrocarbures, sans oublier des pesticides. Sans parler des procédés de blanchiment des tampons qui laissent des résidus de dioxine.

La paroi vaginale étant très absorbante, toutes ces substances chimiques n’ont alors aucune difficulté à pénétrer l’organisme. Pour des informations plus complètes, je vous invite à visionner le reportage France 5  « Tampon, notre ennemi intime » et à le diffuser aux femmes de votre entourage !

Face à ce constat, nous sommes nombreuses à être à la recherche d’alternatives aux protections classiques. Les deux que j’ai testé et dont j’ai décidé de vous parler aujourd’hui, sont la cup et les serviettes hygiéniques lavables !

La Cup comme alternatives aux protections hygiéniques jetables

C’est ma toute première alternative, je l’utilise depuis deux ans maintenant. Je suis passée à ce dispositif en même temps que la pose de mon D.I.U au cuivre. La première que j’ai acheté, après de nombreuses recherches, était une Claricup (made in France, 26€) car elle disposait d’une boîte qui pouvait faire office de stérilisateur et qu’elle était vendue dans une pharmacie proche de chez moi. Je vous conseille de bien vous renseigner avant d’acheter votre première cup ; de nombreux articles, tableaux comparatifs et avis sont maintenant disponibles pour vous aider à déterminer quel modèle vous conviendrait le mieux. Car effectivement, il existe différentes tailles, modèles et surtout, plusieurs techniques pour mettre votre cup en place. Il faut, d’ailleurs, être à l’aise avec son corps pour utiliser cette protection ; de ce fait, je ne la conseille généralement pas aux jeunes filles de mon entourage.

alternatives protections hygiéniques
À gauche : la be’Cup – À droite : la Claricup

Mon expérience a été plus que positive, puisque j’en utilise encore une. Mais les premières fois sont compliquées. Il est conseillé de la mettre et de l’enlever sous la douche au début, pour être plus détendue. Et je peux vous dire que j’ai passé de longues minutes à pleurer sous la douche parce « c’est foutuuu, je vais devoir aller me la faire enleveeeeeer, j’y arrive paaaaas… » (oui, je panique vite). Mais j’imagine que toutes celles qui utilisent une cup ont déjà vécu cette situation ! Lorsqu’elle est en place (mis à part au début où on a l’impression de la sentir mais en fait « c’est dans ta tête Ginette »), elle est complètement imperceptible et ça, c’est une sensation extrêmement agréable. Il m’est même arrivé d’oublier que j’avais mes règles et de la garder quasiment 10h (ne faites jamais ça !). Mon flux étant léger à ce moment là ce n’était pas la catastrophe, mais videz-la régulièrement pour éviter la prolifération des bactéries (vidéo intéressante sur le sujet).

J’étais conquise par cette cup, mais c’était sans compter sur mes règles de plus en plus douloureuses, le D.I.U accentuant malheureusement les crampes utérines. La Claricup s’est avérée être trop « rigide » et générait une gêne supplémentaire pendant les très grosses contractions. Je suis donc passée à la be’Cup, la première cup que l’on ait pu trouver en grande surface. Quel bond en avant de trouver une cup au rayon des tampons en France !
Elle est vendue 20€, sans stérilisateur (juste un petit pochon) et est beaucoup plus souple. Lorsque l’on commence par une cup, il est conseillé de la choisir rigide pour une meilleure prise en main/insertion, mais quand vous avez pris le coup de main, n’hésitez pas à en changer ! Il en existe tellement. L’investissement de la cup est évidement bénéfique puisqu’on la réutilise et qu’une cup a une longévité d’environ 5 à 10 ans !

Les serviettes hygiéniques lavables comme alternative au jetable

J’y suis passée depuis peu, elles sont un complément à la cup au début et à la fin de mon (très long) cycle et lorsque les contractions se font trop intenses. Sur Internet, les avis sont mitigés. Il existe plusieurs modèles, longueurs et capacités d’absorption. C’est aussi un investissement plus gros que la cup car le prix d’une serviette est en moyenne de 10€. Bien sûr, la qualité et la matière utilisées diffèrent donc tout dépend ce que vous cherchez.

Pour ma part, après avoir fait quelques recherches, j’ai passé commande sur Amazon. Il existe de nombreux packs à un prix compétitif. J’ai choisi un pack de 5 protections pour flux léger à 17€. Elles ont été livrées très rapidement, avec une pochette lavable pour les stocker propres ou sales. Par contre, je n’ai pas réussi à avoir d’informations très claires sur la composition et la fabrication. L’avantage à mes yeux, c’est qu’elles sont en fibres de bambou, matériau super absorbant et noir ! Donc les tâches sont moins visibles que sur un coton blanc. De mon point de vu quand on vit avec un homme, c’est toujours plus agréable pour lui et pour moi.

serviettes lavables

Le lavage est facile. Personnellement, je pré-lave au savon d’Alep lorsque je les enlève puis je les mets dans un filet en attendant la prochaine machine, et même à 30° elles sont nickels. Le gros bémol de celles que j’ai choisi est la tenue. Ne comptez pas dessus pour une journée marathon / randonnée, ou même shopping ! Si vous bougez trop, elles se déplacent sur l’avant ou l’arrière. Même si ça ne craint pas pour les tâches (le plus petit modèle est malgré tout assez large et long) le confort n’est pas absolu ! Alors évitez-vous les situations compliquées si vous choisissez le même que moi. Néanmoins c’est un grand oui pour moi, car à choisir entre dégrader l’état de la planète et supporter un petit inconfort, j’ai choisi.

Voilà  mon avis concernant ces deux alternatives aux protections hygiéniques classiques ! Je suis consciente que c’est une décision qui peut parfois être compliquée à prendre car elles demandent un peu plus d’organisation qu’un truc que l’on jette après utilisation… Mais quand on sait que l’on protège l’environnement, nos économies et notre santé… on est JOIE.

Et vous, tentez par ces alternatives ? Ou déjà adepte ?

(NDLR : Il existe des alternatives avec une traçabilité excellente, des matériaux certifiés et très confortables testés par les filles de l’association Les Naturalistas, nous pensons notamment aux marques françaises Dans Ma Culotte et Plim)

Mathilde à la Cannelle

*Source : Planetoscope.com


Je m’appelle Mathilde. À 23 ans, je suis étudiante en master de Psychologie et vis sur Lille, depuis un peu plus d’un an. Passionnée de beauté et de bien-être, j’aime aussi cuisiner et découvrir de nouveaux horizons à travers mes voyages. Suivez ma « Green transition », c’est-à-dire ma transition vers un mode de vie plus « vert », plus naturel et plus respectueux de l’environnement et de nous-même,  sur mon blog mathildalacanelle.com. 

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