Déodorant, anti-transpirant. Danger ? Que choisir ?

Pour lutter contre les mauvaises odeurs, « déodorant et anti-transpirant conventionnels » nous promettent monts et merveilles… Mais à quel prix ? Si ces derniers n’ont pas les mêmes propriétés ni la même composition, ils tendent aujourd’hui à se confondre et sont tous deux généralement composés de sels d’aluminium. Molécules irritantes, les sels d’aluminium sont au cœur de diverses polémiques depuis quelques années. Déjà en 2011, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé proposait une restriction à 0.6% de la concentration en aluminium dans les déodorants et anti-transpirants, et déconseillait l’utilisation de ceux-ci sur peau lésée. D’autres études suisses et autrichiennes plus récentes, datant respectivement de 2016 et 2017, apportent des éléments supplémentaires et accusent les sels d’aluminium de favoriser l’apparition de maladies, tel que le cancer du sein. Bien que toutes les études scientifiques disponibles comportent des conclusions parfois différentes, toutes s’accordent à dire que le rasage des aisselles, lésant la peau, associé à l’utilisation de « déodorants ou anti-transpirants conventionnels » seraient nocifs pour la santé.

Toutefois, malgré ces signaux d’alarme et l’augmentation très significative du nombre de cancers du sein, les sels d’aluminium sont toujours présents dans 9 déodorants et anti‑transpirants sur 10 et parfois même à hauteur de 20%. Par conséquent, il est fortement conseillé d’éviter toute utilisation de déodorants ou anti‑transpirants contenants des sels d’aluminium, tant sous forme d’hydroxychlorures d’aluminium, de zirconium anhydre ou encore de chlorhydrate d’aluminium. Pour ce faire, je vais vous présenter des alternatives saines aux « déodorants et anti-transpirant conventionnels » toutes prêtes ou à préparer !

Procurez-vous un déodorant sain et naturel

déodorant

Si les déodorants et anti-transpirants formulés à base de sels d’aluminium ne sont pour l’heure interdits dans aucun pays, certaines marques proposent des alternatives aux compositions irréprochables formulées à base d’ingrédients naturels, issus de l’agriculture biologique et respectueux de notre corps ainsi que de l’environnement.

Ces marques, telles que Soapwalla, Schmidt’s, Lavera, Biopha, So’bio etic ou encore Phyt’s, et bien d’autres proposent des déodorants aux compositions non seulement saines mais surtout efficaces. Ils sont présentés sous forme de pâtes à appliquer au doigt, de spray, de stick ou de roll-on, avec ou sans huile essentielle, ou encore avec ou sans bicarbonate de soude… A vous de tester et choisir celui qui vous conviendra !

Fabriquez votre propre déodorant naturel

Les alternatives faites maison aux « déodorants conventionnels » sont diverses et variées et très économiques.

Pour aller au plus simple, certaines personnes se contenteront d’appliquer une goutte d’huile essentielle de palmarosa (antibactérienne) sur chaque aisselle ou d’y frotter simplement du bicarbonate de soude.

Pour une recette plus élaborée, sachez que les quelques ingrédients à acheter vous coûteront plus cher qu’un déodorant. Néanmoins, ils vous permettront de confectionner plusieurs déodorants, lesquels dureront bien plus longtemps que les conventionnels !

déodorant

Recette de base :

– 100 grammes d’huile de coco première pression à froid issue de l’agriculture biologique ;

– 60 grammes de bicarbonate de soude ;

– 40 grammes de maïzena ou d’arrow-root ;

– 20 gouttes d’huile essentielle de palmarosa ;

– un contenant (un bocal en verre, un ancien contenant à cosmétique ou un stick).

Attention : les huiles essentielles sont à proscrire (ou à manier avec extrême précaution pour certaines) tout au long de la grossesse et pour les enfants en bas âge. Renseignez‑vous sur leur utilisation et leur dosage.

Avant de confectionner n’importe quels cosmétiques maison, il est nécessaire d’avoir un plan de travail propre, de se laver les mains et de nettoyer, désinfecter avec de l’alcool à 70 degrés ou de stériliser vos ustensiles et contenants !

Faite fondre l’huile de coco au bain-marie et ajoutez la maïzena (ou l’arrow-root) et le bicarbonate de soude en évitant de former des grumeaux. Hors du feu, ajoutez les gouttes d’huile essentielle, mélangez, versez votre préparation dans un contenant et laissez reposer au réfrigérateur. C’est prêt ! Il vous suffira de prélever un peu de matière et de la déposer sur chaque aisselle à l’aide d’une spatule ou de vos doigts propres.

Variantes :

Pour une texture plus onctueuse, n’hésitez pas à réduire la quantité d’huile de coco au profit de 30 grammes de beurre de karité. D’ailleurs, si vous vous rasez les aisselles, celui-là atténuera fortement les « brûlures » du rasoir !

Si vous n’avez pas de maïzena ni d’arrow-root, sachez qu’il est possible d’intégrer à la recette de l’argile blanche. Toutefois, votre déodorant sera de couleur verte… C’est déstabilisant mais tout aussi efficace. A cet égard, ne manipulez jamais l’argile avec du métal car il lui fera perdre toutes ses propriétés ! Prévoyez alors une cuillère en bois !

En cas de fortes chaleurs ou de réalisation de déodorant sous forme de stick, ajoutez 10 grammes de cire et faite la fondre au bain-marie avant l’huile de coco. La cire vous permettra de conserver votre déodorant solide. Sans elle, le déodorant sera uniquement lié par l’huile de coco, laquelle le fera fondre dès que la température atteindra une vingtaine de degrés. Alors, sans cire, attention aux dégâts en été !

En cas d’aisselles sensibles, le bicarbonate de soude, bien que non nocif, pourrait vous irriter. Si les grains vous paraissent simplement trop gros, en cas par exemple d’achat de bicarbonate de soude en grandes surfaces, n’hésitez pas à les moudre. Si des rougeurs ou démangeaisons persistent, l’astuce est simple. Il suffit de réaliser la recette de base mais de remplacer les 60 grammes de bicarbonate de soude par 30 grammes d’argile blanche et 30 grammes d’oxyde de zinc (sans nanoparticules !). Sachez que le déodorant présentera une texture moins onctueuse et sa couleur, due à l’oxyde de zinc, sera blanche. En revanche, vos vêtements ne seront pas tâchés surtout si vous n’oubliez pas de bien faire pénétrer la matière sur vos aisselles !

Voici quelques alternatives plus ou moins connues à l’utilisation des déodorants conventionnels, j’espère qu’elles vous auront plu et vous aideront peut-être à sauter le pas!


Je m’appelle Sofia, je partage des astuces naturelles, zéro déchet, so fun & so green ! En quête d’une vie simple, respectueuse des êtres et de notre environnement!

P

Comments (04)

  1. C’est un article super intéressant, merci, actuellement (hiver), je me contente de mettre simplement du bicarbonate de soude cosmétique sur chacune de mes aisselles et parfois j’ajoute un peu d’huile de coco et cela fais très bien l’affaire. Mais je n’ai pas encore testé sa en été et je crains que cela reste un peu léger pour les fortes chaleur du coup je pense me tourné vers un déo déjà tout prêt, car pour le moment je me sent pas à l’aise de faire mes propres tambouilles.

  2. Merci pour ces conseils, j’étais très heureuse d’avoir réalisé mon déo maison, mais malheureusement j’ai dû laisser tomber au bout de quelques mois car il m’irritait fortement les aisselles (je pense que c’est le bicarbonate car j’étais irritée même en supprimant l’HE de tea-tree). Je vais donc réessayer une formule avec l’argile blanche et l’oxyde de zinc. 🙂

Post a new comment

Partager: Plus: