Un vrai sapin vert et écolo !

Hello les naturalistas ! Les jours sont désormais comptés avant Noël et il est sérieusement temps de se pencher sur le choix du sapin ! Cette année je fais mon premier sapin toute seule ; une bonne occasion de lier plaisir de la saison tout en respectant l’environnement ! Le dilemme sapin naturel vs sapin artificiel est vite arrivé. Je n’appréciais pas du tout l’idée d’acheter un sapin naturel jusqu’à il y a peu, l’idée de savoir qu’on allait « tuer » un arbre pour un caprice humain, qui plus est juste pour une « utilisation » de quelques semaines me répugnait mais j’ai mené ma petite enquête et je vous livre les résultats (surprenants pour ma part).

Le sapin artificiel : tout sauf vert !

A première vue, le sapin artificiel a presque tout pour plaire : aucun arbre (véritable) sacrifié, pas d’épines, économique puisque réutilisable plusieurs années si on en prend soin et forme quasi parfaite pour être décorée. Bref, a priori, le faux sapin semble constituer une bonne alternative au fameux épicéa. Oui, mais ! Après enquête, il s’avère que le vrai choix vert ne soit pas celui qu’on croit !

Première chose à savoir : les matériaux de fabrication des sapins artificiels sont extrêmement polluants ! Composé de matières plastiques, PVC, aluminium et autres peintures spécifiques, ce concentré de produits dérivés du pétrole (polluante et non renouvelable) consomme énormément d’énergie à sa fabrication. Les matières le constituant sont particulièrement nocives pour l’environnement ainsi que pour l’air intérieur des habitations. Les fausses épines sont faites avec des produits contenant notamment des micro-particules de plomb, dangereuses pour la santé sur le long terme, et certaines matières organiques volatiles comme la dioxine ou le dichlorure d’éthylène par exemple sont cancérigènes. De plus, les sapins artificiels sont souvent fabriqués en Asie dans des conditions sociales relativement méconnues du grand public. Et qui dit fabrication sur un continent éloigné dit coût carbone pour l’acheminement de la marchandise plutôt élevé.

« Étoile sur le sapin », les matériaux ne sont ni renouvelables ni biodégradables et l’incinération du sapin dégage des vapeurs nocives pour l’;environnement et l’être humain. Pour finir, sachez qu’il faudrait garder son sapin au moins 20 ans pour limiter son impact environnemental selon l’ADEME. Bref, vous l’aurez compris : le sapin artificiel c’est la fausse bonne idée par excellence !

Sapin de noël écolo

Mon beau sapin …naturel !

Première bonne nouvelle : le sapin naturel n’entraîne pas de déforestation, puisqu’il est cultivé spécialement pour l’occasion et la balance avantages / inconvénients de sa culture penche plus vers le positif au final. En se réorientant vers ce type de sapin, on va d’abord privilégier le local ! Si possible, choisissez un sapin cultivé en France, dans le Morvan ou le Jura par exemple. Dans ces régions, les producteurs de sapins pratiquent une production éco-responsable et sont regroupés au sein de l’Association Française du Sapin de Noël Naturel. Cette association vous garantit que les arbres sont cultivés dans des conditions écologiques et que les forêts sont bien gérées. Vous pouvez aussi vous laisser guider par les labels ou certifications. Des sapins ayant la mention Plante Bleue ou Fleurs de France vous assurent une production agricole raisonnée. Pour aller plus loin, optez pour le sapin bio, exempt de tous pesticides et ayant poussés notamment dans les Pyrénées Ariégeoises. Pour se faire, rendez-vous sur France Sapin Bio.

Sapin de noël green

Encore plus écolo et responsable, vous pouvez louer votre sapin ! Si si c’est possible grâce à des entreprises comme Ecosapin ou Treezmas. On vous livre  le sapin chez vous, et après Noël il est récupéré et redonné à des pépiniéristes normands qui vont en prendre soin jusqu’à l’année prochaine. Ce n’est pas beau ça !

Enfin, si vous préférez vous rendre chez votre fleuriste ou votre pépiniériste pour acheter votre sapin, sachez que les épicéas sont plus souvent cultivés en France que les Nordmann par exemple et essayer de les prendre en motte ou du moins avec des racines intactes et aussi longues que possible si vous souhaitez replanter votre arbre.

Justement venons-en au triste moment de la séparation. Si vous ne pouvez pas replanter votre sapin, ne le brûlez pas (car ce seront environ 3kg de CO2 qui partiront dans l’ai, ces mêmes 3 kg qu’il aura absorbé en poussant), essayez plutôt de le composter ou renseignez-vous auprès de votre mairie : elle aura certainement prévue un circuit de recyclage. Par ailleurs, certaines enseignes recyclent les sapins, ça peut même être un critère de plus pour choisir l’endroit où vous effectuerez votre achat. Et puis soyons fous, cassons les codes : pourquoi faire obligatoirement un sapin ? Si vous êtes douées de vos mains, faites preuve d’imagination et créer votre « sapin » vous-même : quelques cartons, des morceaux de bois ou de la ficelle et quelques clous sur un mur, les idées ne manquent pas !

Quel que soit votre choix, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année !


Fille du Sud Ouest vivant dans le Nord Ouest, passionnée par la nature et ses trésors, j’aime aussi m’évader grâce aux livres.
Slow life assidue et sportive débutante, retrouvez-moi sur Instagram

Expatriée perdue

H

Comments (01)

  1. Top cet article! Il casse les idées préconçues ! Chez nous c’est plutôt sympa homemade avec des branches de bois ramassées en forêt et des decos achetées seconde main ! Mais je sais que dans ma ville (en Suisse), une assoc vend des sapins et en replante en échange ! Et ca c’est plutôt chouette!

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