Les circuits-courts : consommer éco-responsable

    Mon cheminement vers les circuits-courts

    Aujourd’hui, c’est le jour hebdomadaire pour aller faire le ravitaillement. Toujours cette même angoisse de me retrouver devant les rayons du supermarché : une offre toujours plus croissante de produits toujours plus industriels. Je n’arrive même plus à faire confiance aux fruits et aux légumes vendus sur les étalages ne sachant pas quelle est leur empreinte écologique, leur qualité nutritionnelle et leur taux de pesticide. C’est pourquoi, j’ai décidé de me diriger vers la distribution de proximité plus communément appelé « les circuits-courts ». Afin de donner un sens à l’acte de consommer, d’avoir une meilleure traçabilité sur les produits que je consomme, tout en réduisant mon empreinte environnementale.

    Qu’est-ce qu’un circuit-court de proximité ?

    Les circuits-courts sont définis par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) comme «une vente directe ou avec un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur» et qui utilise «des distances raisonnables entre le lieu de production et celui de consommation, variable selon le lieu et le produit d’une trentaine de kilomètres».

    Les circuit-courts se sont notamment distingués il y a quelques années avec les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Il s’agit d’un partenariat de proximité entre un producteur et ses consommateurs qui aboutit à une partage de la récolte, composée des produits issus de l’exploitation. Contrat solidaire, basé sur un engagement financier de la part des consommateurs et ce, que la saison soit bonne ou mauvaise. En contre-partie, l’agriculture s’engage à livrer fruits et légumes, issus de l’agriculture biologique ou non, toutes les semaines au point de collecte.

    Avec cette réduction des intermédiaires et du nombre de kilomètres parcourus par les aliments, les circuits-courts sont une réponse à la réduction des dépenses énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’à la réduction des emballages. En plus d’apporter une solution à une préoccupation environnementale et personnelle, les circuits-courts permettent une meilleure reconnaissance du travail du producteur, de créer de l’emploi, de renouer du lien social en rencontrant les exploitants et les autres convertis ainsi que de résoudre les problématiques foncières liées à l’étalement urbain.

    Le gaspillage des aliments est aussi limité puisque les fruits et légumes impropres à la commercialisation dans les grandes distributions sont valorisés dans ce type de circuits (le 16 octobre prochain aura notamment lieu la journée mondiale contre le gaspillage alimentaire). Pour finir, les circuits-courts permettent de manger des produits de saison et donc de varier les saveurs et les couleurs dans l’assiette.

    4

    Les circuits-courts : lesquels utiliser ?

    Outre les AMAP citées précédemment et avec l’avènement d’Internet, de nombreuses applications proposent de nous mettre en relation avec les producteurs de manière directe ou indirecte. Le principe est le suivant : nous commandons via l’ordinateur ou le smartphone, les produits proposés, que nous souhaitons consommer. Certainement l’une des plus connues, La Ruche qui dit Oui ! propose ainsi de venir chercher la commande effectuée (fruits, légumes, viande, produits laitiers, etc.) dans les points de collecte appelés «Les Ruches» et de rencontrer les producteurs. Dans le même registre, Kelbongoo s’approvisionne directement auprès des fermes picardes, situées à moins de 200 kilomètres de Paris. Le client doit ensuite aller les récupérer dans le local de la strat-up. Il est même possible de cultiver un potager virtuel et de venir chercher les produits à la ferme grâce à Monpotager.com.

    Les limites des circuits-courts 

    Véritable soutien à l’agriculture locale, les circuits-courts ne réduisent toutefois pas nécessairement les émissions polluantes. En effet, les produits qui parcourent moins de kilomètres ne dépensent pas nécessairement moins d’énergie. Pour illustration, les émissions de kilomètres parcourus par tonne transportée sont dix fois plus faible pour un poids lourd de 32 tonnes que pour une camionnette de 3,5 tonnes, ces-dernières repartant généralement vides. Autrement dit, il est parfois plus écologique d’acheter des tomates cerises d’Espagne que des pommes de terre récoltées à une centaine de kilomètres de notre domicile.

    Ainsi, il est impératif que la logistique de chacun des acteurs soit optimisée afin que les circuits-courts soient performants. Et le rôle du consommateur est aussi important que les autres. Attention à prendre des points de récolte ou de collecte qui nécessitent le moins de transport pour nous, consom’acteurs responsables !

    À lire aussi :

    Jardins partagés : quand la campagne s’invite à la ville


     

    Eléonore, écolo de la première heure mais assumée depuis peu, je suis actuellement en «transition écologique personnelle». En effet, je suis persuadée que le changement de notre planète vers une durabilité passe par les gestes quotidiens des citoyens et j’aimerais sensibiliser les lecteurs ainsi que mon entourage aux problématiques environnementales.

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    M

    Comments (01)

    1. Top !
      Et banco, chez Kelbongoo, le transport est mutualisé c’est un poid lourd qui va récupérer les produits de tous les producteurs la veille de la distribution. Moins d’énergie gaspillée, moins de coût de transport, moins de temps passé pas les producteurs à livrer… Tout le monde est gagnant !
      Merci pour la citation dans l’article 👍
      Xavier, chargé de communication chez Kelbongoo

    Post a new comment

    Partager: Plus: